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Faire passer un crash-test à un agent IA

· Cyril Delage

De plus en plus d'entreprises branchent un agent IA sur leurs vrais outils : le service client, le CRM, les remboursements, la prise de rendez-vous. C'est une bonne idée. À une condition : savoir ce qu'il fait quand quelqu'un le pousse.

Un client insiste. Il se fâche, invente une règle, se présente comme le directeur, glisse une consigne cachée dans un message. L'agent tient bon, ou il fait ce qu'on lui demande ?

D'où vient l'idée

Elle vient de Vivarion, une expérience où j'observe de vraies IA décider seules quand on leur donne un but et des moyens. À force de les regarder, une chose saute aux yeux : quand un agent veut atteindre son objectif, il trouve des chemins que personne n'avait prévus.

Un agent d'entreprise fonctionne de la même façon. Ses règles sont écrites dans un prompt, et un prompt, ça se contourne.

Ce que fait CrashMire

CrashMire fait passer un crash-test à votre agent, comme on en fait passer un à une voiture avant de la vendre.

  1. Vous décrivez votre agent : son rôle, ses règles, les actions qu'il a le droit de faire.
  2. CrashMire le reconstruit avec des données fictives. Aucun accès à vos systèmes, aucune donnée réelle.
  3. Il le met sous pression avec des scénarios tirés de familles de failles connues : insistance, faux statut, consignes cachées, objectifs qui se contredisent. Plusieurs fois, sur plusieurs modèles.
  4. Le rapport dit ce qui a tenu, ce qui a cédé, et les garde-fous à ajouter.

Vous pouvez aussi brancher votre agent réel sur des outils simulés : il agit comme d'habitude, mais rien n'est exécuté chez vous.

Un rapport tout vert ne prouve rien

Un agent qui tient aujourd'hui peut céder demain. Il suffit de changer son prompt, de lui donner un accès de plus, ou un nouvel objectif. C'est pour ça que les rapports de CrashMire disent aussi ce qui pourrait mal tourner si vous modifiez l'agent ensuite.

Un crash-test n'est pas un tampon « conforme ». C'est une photo à un instant donné, avec les endroits à surveiller.

Le message

Ce n'est pas « l'IA est dangereuse ». C'est « mettez des garde-fous, et vérifiez qu'ils tiennent ».

Vous pouvez essayer la démo sur crashmire.com : Léa, l'agent du service client d'une boutique fictive. Si vous la faites céder, vous verrez exactement ce que CrashMire cherche dans votre agent.

Un projet du même genre ?Intégration de l'IA, site à rendre lisible par les assistants, sécurité : parlons-en.
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